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Les insectes sociaux en 20 questions réponses

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Fourmi, abeille, termite... sont des insectes dits sociaux c'est à dire qu'ils vivent dans des sociétés avec une organisation complexe et bien structurée. On parle d'intelligence collective avec un ensemble de règles comportementales similaires qui régit la colonie et des interactions entre les individus. Une ruche est un exemple parfait. Les abeilles, insectes sociaux connues pour leur production de miel, accomplissent un travail collectif avec des relations étroites. Les abeilles communiquent aussi entre elles grâce à une danse précise ou à la libération de phéromones. D'ailleurs, quand on s'approche d'une ruche, on entend un bourdonnement incessant ce qui prouve une très grande activité à l'intérieur, identique à l'activité d'une entreprise.

Si vous vous posez des questions sur la vie des insectes sociaux, rien de mieux qu'un exterminateur expert en gestion parasitaire pour vous répondre...

  1. Qu'entend-on par «insectes sociaux»?
  2. Quels sont les insectes sociaux?
  3. Quels insectes font des nids?
  4. Tous les rassemblements d'insectes sont-ils des sociétés?
  5. Comment se fait la répartition des tâches?
  6. Les abeilles vivent-elles toujours dans des ruches?
  7. Le miel est-il la seule nourriture des abeilles?
  8. Comment l'abeille transporte-t-elle le pollen?
  9. Comment une abeille devient-elle une reine?
  10. Comment se déroule la vie de la reine?
  11. Qu'arrive-t-il lorsqu'une reine quitte la ruche?
  12. Que fait l'ouvrière?
  13. Comment fabriquent-elles le miel?
  14. Comment construisent-elles leurs alvéoles?
  15. Que font les faux bourdons?
  16. Comment tant d'abeilles peuvent-elles travailler ensemble?
  17. À quoi sert la danse des abeilles?
  18. Les guêpes et les bourdons vivent-ils en société?
  19. Comment les guêpes à papier font-elles leur nid?
  20. Qu'est-ce qu'une guêpe maçonne?

QU’ENTEND-ON PAR « INSECTES SOCIAUX»?

La majorité des insectes vivent seuls. Leurs activités sociales se bornent à la reproduction et à la compétition pour la nourriture et le territoire. Plusieurs espèces prennent soin de leur progéniture durant les premiers jours suivant l'éclosion, mais là s'arrête leur rôle de parent.

En revanche, les insectes sociaux vivent en groupe et s'entraident.

Les insectes constituent les plus complexes et les plus grandes des sociétés animales. Les colonies d'insectes se caractérisent par la répartition des différentes tâches entre les membres, le soin porté aux jeunes durant leur croissance, et la cohabitation simultanée de plusieurs générations dans le même nid.

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QUELS SONT LES INSECTES SOCIAUX?

Les insectes sociaux comprennent les fourmis, les termites et certaines espèces d'abeilles, de bourdons et de guêpes. Toutes les espèces de fourmis et de termites vivent en colonies.

Le nombre d'individus par colonie varie cependant d'une espèce à l'autre. Certaines colonies sont composées d'une douzaine d'individus tandis que d'autres dépassent le million.

Enfin la plupart des espèces d'abeilles sauvages et de guêpes sont solitaires. Les espèces sociales les mieux connues chez nous sont les abeilles domestiques, les bourdons, les fourmis et les guêpes à papier.

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QUELS INSECTES FONT DES NIDS?

megachile On connaît bien le nid de l'abeille domestique (sorte de ruche sauvage), fait de cire, celui des guêpes à papier, les réseaux de galeries souterraines des fourmis et des termitières géantes d’Afrique. Tous ces insectes vivent en société et construisent des nids imposants.

Les insectes solitaires fabriquent aussi des abris pour leurs larves;

  • les mégachiles, de petites abeilles, découpent des rondelles dans les feuilles et façonnent de minuscules cases végétales où elles pondent leurs œufs;
  • les guêpes maçonnes fabriquent de petits pots avec de la boue durcie;
  • les guêpes elles mènes creusent des terriers faits de cellules séparées.

Tous ces nids servent à protéger les jeunes.

Une ruche d'abeilles domestiques contient une reine, au moins une centaine de faux bourdons et de 40 000 à 60 000 abeilles ouvrières.

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TOUS LES RASSEMBLEMENTS D'INSECTES SONT-ILS DES SOCIÉTÉS?

Pas toujours.

On peut observer des rassemblements temporaires d'insectes dus à la présence d'une source lumineuse, de nourriture, ou à cause d'une éclosion. Quand plusieurs papillons de nuit volent autour d'un lampadaire, ils répondent à la stimulation de la lumière.

Le même phénomène se produit autour d'une source de nourriture, comme une carcasse animale, ou une simple flaque d'eau.

Dans le cas de l'éclosion, les insectes issus de la même masse d'œufs naissent et croissent ensemble, comme les centaines de chenilles à tente sur les branches d'un arbre.

Certains regroupements saisonniers résultent de l'attraction mutuelle des individus lors de l'hibernation, comme chez les coccinelles qui s'entassent par centaines à l'approche de l'hiver.

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COMMENT SE FAIT LA RÉPARTITION DES TÂCHES?

Chez les insectes sociaux, des tâches précises sont réparties entre reines, mâles et ouvrières. Chacun de ces groupes forme une caste. Les reines sont responsables de la reproduction et de l'établissement de nouvelles colonies.

Pour cette raison, leurs organes reproducteurs sont pleinement développés. Il peut y avoir une reine par colonie, comme chez les abeilles, ou plusieurs comme chez les termites et parfois les fourmis.

Les mâles ont le rôle de féconder les reines. Ils meurent ensuite ou sont rejetés hors de la colonie. Les ouvrières sont des femelles stériles chargées de l'entretien, de la défense et du ravitaillement de la colonie: elles s'occupent de la reine et prodiguent des soins aux jeunes.

Seules les termites ont une caste ouvrière constituée de mâles et de femelles.

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LES ABEILLES VIVENT-ELLES TOUJOURS DANS DES RUCHES?

Les abeilles qui nous fournissent du miel sont originaires d'Europe où elles sont domestiquées depuis des siècles.

Dans la nature, elles s'installent dans les arbres creux, les fissures ou sous le toit des maisons où elles passent l'hiver, elles peuvent devenir menaçantes et nécessiter l'intervention d'un exterminateur pour déplacer le nid .

Dans notre pays, où elles sont importées, les hivers trop rigoureux les empêchent de survivre à l'état sauvage. Les apiculteurs leur fournissent des ruches qu'ils mettent à l'abri du froid et de l'humidité dès l'automne: C'est l'hivernage.

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LE MIEL EST-IL LA SEULE NOURRITURE DES ABEILLES?

Elles consomment aussi le nectar et le pollen récoltés sur les fleurs. Le nectar est un liquide sécrété par des glandes à la base des pétales; il a une grande valeur énergétique.

Quand les abeilles le mélangent à leur salive et le régurgitent dans les alvéoles, le nectar se transforme lentement en miel.

Le pollen est aussi emmagasiné dans la ruche pour constituer une réserve de protéines. L'abeille élevée par les apiculteurs amasse d'importantes quantités de miel dépassant les besoins de la ruche.

C'est pourquoi on peut en prélever régulièrement sans mettre en péril la survie de la colonie.

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COMMENT L'ABEILLE TRANSPORTE-T-ELLE LE POLLEN?

L’abeille possède sur chacune de ses pattes arrière une cavité appelée corbeille à pollen. Celle-ci sert à amasser le pollen qui s'est accroché aux poils durant le butinage.

En vol, elle se nettoie avec ses pattes munies de petites brosses, afin de recueillir les grains qui collent à son corps.

Elle les tasse ensuite dans les corbeilles où ils s'agglutinent autour d'un long poil servant à les retenir. Arrivée à la ruche, elle décroche son butin et repart en expédition.

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NOMMENT UNE ABEILLE DEVIENT-ELLE UNE REINE?

Ce sont les ouvrières qui décident de la naissance d'une nouvelle reine quand la leur est trop vieille ou lorsqu'elle se prépare à quitter la ruche avec une partie de la colonie. La reine provient d'un œuf identique aux autres.

À l'éclosion, les larves d'abeilles sont toutes semblables, mais le type d'alvéole et la nourriture qu'elles reçoivent déterminent ce qu'elles deviendront. Les futures reines naissent dans de grandes alvéoles, appelées cellules royales, construites spécialement à cette fin. Elles sont nourries de gelée royale pendant tout leur développement.

Ce traitement leur permet d'atteindre une plus grande taille et d'avoir des organes reproducteurs pleinement développés

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COMMENT SE DÉROULE LA VIE DE LA REINE?

Une ruche ne peut vivre longtemps sans reine. C'est pourquoi, le temps venu, les ouvrières préparent plusieurs cellules royales où seront élevées les jeunes reines. La première à émerger tue les autres dans leur alvéole en les piquants.

C'est la seule fois où elle se sert de son aiguillon. Quelques jours plus tard, elle prend son envol, suivie des faux bourdons; l'accouplement a lieu à une dizaine de mètres au-dessus du sol. Deux jours plus tard, elle commence à pondre au rythme de 2 000 œufs par jour.

Une cour d'ouvrières s'occupe d'elle en permanence; elles la nourrissent et font sa toilette. La reine pond pendant trois ou quatre ans, mais sa capacité diminue graduellement. Les ouvrières la remplacent lorsqu'elle décline, pour assurer la survie de la ruche.

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QU'ARRIVE-T-IL LORSQU'UNE REINE QUITTE LA RUCHE?

Lorsqu'une reine quitte la ruche, suivie d'une partie des ouvrières, on dit que la ruche essaime. Elle va établir une nouvelle colonie parce que la ruche est surpeuplée. Les ouvrières préparent ce départ quelques semaines à l'avance en construisant des cellules royales afin d'avoir une nouvelle reine. La veille de l'éclosion, la vieille reine prend son envol suivie de plusieurs milliers d'ouvrières formant un essaim.

Elles se posent sur une branche à proximité et s'agglutinent en grappe en attendant que les éclaireuses repèrent un endroit propice pour la nouvelle colonie. Pendant ce temps, dans la ruche mère, la nouvelle reine commence ses activités.

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QUE FAIT L'OUVRIÈRE?

L'ouvrière remplit plusieurs fonctions au cours de sa vie d'adulte. Durant les premiers jours, elle débarrasse les alvéoles des débris de mue et des excréments. Elle nourrit ensuite les larves avec des régurgitations de miel et de pollen.

Vers la deuxième semaine, elle sécrète la gelée royale pour nourrir les jeunes larves et les futures reines. Après cette période, elle devient architecte: elle sécrète la cire, construit les alvéoles, stocke le pollen et le nectar, et colmate le nid avec la résine recueillie sur les bourgeons. C'est à cette époque qu'elle fait ses premiers vols d'orientation. La dernière étape de sa vie est consacrée à la défense de la ruche et au butinage.

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COMMENT FABRIQUENT-ELLES LE MIEL?

Les butineuses accumulent le nectar des fleurs dans leur jabot. Arrivées à la ruche, elles le laissent dégoutter de leur trompe tandis qu'une ouvrière le recueille. Elle régurgite ensuite ce mélange de nectar et de salive dans une alvéole destinée au miel.

Le nectar contient environ 85 % d'eau; à la fin de la maturation du miel, il n'en reste plus que 20 %. Pour permettre cette évaporation, les abeilles ventilent constamment les rayons en battant des ailes. Quand le miel est mûr, elles scellent l'alvéole avec un couvercle de cire, l'opercule.

Ce miel servira de nourriture et de réserve pour la ruche.

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COMMENT CONSTRUISENT-ELLES LEURS ALVÉOLES?

Les abeilles possèdent des glandes sécrétant de petites écailles cireuses. Elles les prélèvent et les mastiquent en y incorporant de la salive pour rendre la cire plus malléable. Elles façonnent ensuite des alvéoles à six côtés.

Chacune est construite avec une précision géométrique: les parois ont 0,073 mm d'épaisseur et chaque alvéole s'incline selon une pente de 13 degrés vers le haut. Cette pente est suffisante pour empêcher le miel de s'écouler.

C'est avec les antennes et les poils de leur tête qu'elles mesurent avec tant de précision les dimensions et les angles à respecter. Tout ce travail de production de cire, de pétrissage et de façonnage est réalisé par plusieurs ouvrières travaillant à la chaîne.

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QUE FONT LES FAUX BOURDONS?

Les faux bourdons sont les mâles de la ruche. Leur principal rôle est de féconder la reine lors du vol nuptial. Ceux qui y parviennent meurent après l'accouplement parce que leurs organes sexuels restent coincés à l'intérieur du corps de la reine.

Les autres restent à la ruche et se nourrissent de miel car ils ne peuvent butiner; leur langue est trop courte.

N'ayant pas de dard, les faux hourdons ne peuvent participer à la défense de la colonie. Devenus inutiles, ils sont chassés ou tués par les ouvrières au cours de l'été.

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COMMENT TANT D'ABEILLES PEUVENT ELLES TRAVAILLER ENSEMBLE?

les phéromones en jeu

Les milliers d'abeilles d'une ruche travaillent ensemble comme un seul organisme. Leur existence est programmée dès la ponte par la caste à laquelle elles appartiennent (reine. ouvrières ou faux bourdons).

Cependant, une fantastique communication s'établit entre les abeilles pour orchestrer les multiples activités de la colonie. La reine émet des phéromones pour regrouper les ouvrières, les calmer et inhiber le développement de leurs ovaires.

Les ouvrières échangent des sécrétions buccales entre elles et avec les larves; cet échange permet de définir le rôle de chacune au sein de la ruche. Elles marquent aussi les fleurs visitées et sécrètent une phéromone d'alarme en cas de danger.

Elles communiquent aussi pour la construction des alvéoles, la nutrition des larves et la localisation des fleurs. Elles travaillent ensemble pour le bien de la collectivité.

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A QUOI SERT LA DANSE DES ABEILLES?

C'est leur moyen d'indiquer l'emplacement des fleurs riches en nectar et en pollen. L'éclaireuse qui revient gorgée de nectar exécute, après avoir partagé sa trouvaille, un ballet sur les rayons de la ruche. Les butineuses se tiennent à proximité, la touchant de leurs antennes pour saisir ses odeurs et ses mouvements.

Lorsque les fleurs sont à moins de 25 m de la ruche, l'abeille décrit des cercles dans un sens, puis dans l'autre. Lorsque la distance entre la source et la ruche dépasse 100 m, l'abeille fait une danse frétillante en forme de 8.

La ligne séparant le cercle en deux indique la direction à suivre par rapport au soleil. Si cette ligne pointe vers le haut du rayon, la direction à suivre est celle du soleil. Si la ligne pointe à 30 degrés vers la droite ou la gauche, la direction à suivre est respectivement de 30 degrés à droite ou à gauche du soleil.

L'intensité du frétillement de l'abeille et le nombre de figures par seconde renseignent sur la distance à parcourir, tandis que la durée totale de la danse indique l'abondance de la source.

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LES GUÊPES ET LES BOURDONS VIVENT-ILS EN SOCIÉTÉ?

Les différentes espèces de guêpes et de bourdons ne sont pas toutes sociales. Selon l'espèce, il existe une série de comportements plus ou moins sociaux. Plusieurs construisent des chambres individuelles où chaque larve est nourrie.

Certaines guêpes solitaires nichent ensemble dans le même terrier, assurant ainsi une meilleure protection des jeunes. Les guêpes à papier et les bourdons ont une vie sociale plus complexe: certaines femelles se reproduisent tandis que d'autres jouent le rôle d'ouvrière. Elles sont semi-sociales. Ces petites colonies comptent de 10 à plusieurs centaines d'individus.

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COMMENT LES GUÊPES À PAPIER FONT-ELLES LEUR NID?

C'est à partir de fibres de bois et de débris végétaux que les guêpes fabriquent leur nid. Elles broient ces particules avec leurs fortes mâchoires et y incorporent leur salive. Elles amorcent la construction du nid en fabriquant une série d'alvéoles destinées à recevoir les œufs. Certaines espèces les recouvrent ensuite de fines couches de papier.

Le nid est solidement fixé par le haut à une branche d'arbre ou sous une corniche; l'unique entrée s'ouvre vers le bas. Ce nid grossit pendant l'été, à mesure que la colonie s'accroît.

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QU'EST-CE QU'UNE GUÊPE MACONNE?

C'est une guêpe solitaire qui pond chacun de ses œufs dans un petit récipient arrondi, qu'elle fabrique à l'aide de ses mandibules en mélangeant sa salive à des particules d'argile.

Pour que la larve ait la nourriture nécessaire à son développement, la guêpe remplit cette petite loge de chenilles et d'araignées qu'elle a paralysées, puis elle en scelle l'orifice. Arrivée à maturité, la jeune guêpe transperce la paroi de sa loge et s'en échappe.

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