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Phobie des bestioles, souris ou araignée

La phobie des araignées, aussi appelée  arachnophobie est une peur exagérée de ces insectes, provoquant une mésadaptation. Les personnes souffrant de musophobie (la peur des rongeurs) vivent le même type de peur exagérée pouvant désorganiser leur existence, lorsqu’elles sont en présence de rats ou de souris. arachnophobie

Symptômes et outils traitement de la phobie

L’arachnophobie,ou la musophobie sont des peurs disproportionnées.

Il ne s’agit pas de la crainte rationnelle d’une morsure, mais souvent d’une émotion diffuse, prégnante, qui cause une panique, un refus d’envisager, une fuite dans l’évitement. Cet évitement sera souvent causé par les caractéristiques spécifiques facilement perceptibles, et la réaction sera de fait, presque automatique.

La personne fuira les perceptions, de même que les lieux de ces perceptions, les mémoires et les représentations de ces mémoires. La personne cherchera à calmer sa panique dans cet évitement actif et investira toutes ses ressources jusqu’à épuisement « mental » dans l’espoir futile de chercher à créer un mur étanche.

La facilité de la fuite explique pourquoi ces phobies sont si répandues. Mais celui ou celle qui décide de travailler sérieusement, à l’aide de techniques et d’outils simples et efficaces, comme la désensibilisation, la visualisation et l’hypnose clinique, pourra progresser assez rapidement.

À phobies spécifiques, stratégies spécifiques

Dans les deux cas, il s’agit de phobies spécifiques, c’est-à-dire que la peur ne se généralise pas à d’autres types d’insectes ou d’animaux. On les désigne donc ainsi car ce sont les caractéristiques « spécifiques » de ces stimuli qui font peur.

On peut en déduire que le phobique à associé l’animal à un danger précis. Le succès du traitement résidera, au moins en partie, sur la capacité du phobique à invalider ce danger et à briser le lien de conditionnement entre les particularités de stimuli et les cognitions phobogènes, pensées catastrophiques et scénarios du pire.

Pour briser un conditionnement, il faut l’éteindre grâce à un mécanisme d’habitation. Ce mécanisme permet aux organismes vivants, dotés d’un système nerveux, de « désapprendre » une réponse émotionnelle de peur envers un stimulus.

Les expositions répétées aux stimuli permettent à certains réseaux de neurones de « s’habituer » et de s’inhiber.

On peut avoir un aperçu intuitif de ce mécanisme si on le compare à l’attrait de la nouveauté d’un nouveau jouet. Au début, c’est « tout nouveau tout beau », puis cette lune de miel attrayante change de phase, pour laisser le pas à l’installation d’une lassitude mortelle de ce même jouet. En fait, c’est toute la société de consommation qui tire son énergie de ce mécanisme d’habitation.

Pour agir, ce mécanisme d’habituation compte sur la répétition. Autre lien avec la Lune, bon nombre de recherches portent sur le système nerveux de l’Aplysie des mers, cet escargot se désensibilise au choc des vagues aux changements de marées, suite à bon nombre de répétitions des vagues. L’escargot s’habitue aux vagues répétées et sort de sa coquille pour exercer ses fonctions vitales. Il n’a pas à comprendre qu’il n’est pas attaqué par un goéland ou un pluvier. Ses fonctions sont programmées et adaptés par des millénaires d’évolution et elles sont efficaces.

Métaphore de l’escargot

Psychologue Musophobie Si l’escargot était un être humain phobique et si cet escargot « métaphorique » refusait de sortir de sa coquille, il ne pourrait pas se nourrir, il ne pourrait se diriger et s’adapter à son environnement. Dans le cas de l’escargot tout simple, il n’en est rien. Dans sa grande sagesse, il accepte de soumettre son habitation à son « habituation », il accepte de s’exposer et de « faire confiance » à son système nerveux.

Les hommes sont dotés d’un système nerveux beaucoup plus complexe qui permet une fuite dans la l’exagération de la catastrophe imaginaire, mais la peur exagérée que représente une phobie, se traite de cette même façon très simple.

On doit simplement faire confiance en ce mécanisme fondamental de l’apprentissage. Accepter de se soumettre à l’expérience et attendre de se sentir en confiance pour sortir de sa coquille. Les techniques d’hypnose clinique ont l’avantage de permettre un meilleur accès à la visualisation et vise directement une meilleure régulation émotive.

En calmant son esprit, le phobique accepte de visualiser le stimulus phobogène et il arrive, par un procéder de désensibilisation progressive, à activer un processus d’accoutumance.

La peur des araignées comme celle des rongeurs est alors maîtrisable.

Un article rédigé avec l’aide de Rémi Côté, psychologue

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